Ecrits professionnels : pas de littérature mais de l’efficacité

rédiger dans le cadre professionnel

Fleche-2Qu’il s’agisse d’une présentation power point, d’une note de synthèse ou d’une proposition commerciale, l’écrit professionnel vise un but précis : attirer l’attention du lecteur et faire passer un message.

Suspense : finalement, qui est le meurtrier ?

Eh bien non, justement, nous ne sommes pas en train d’écrire un bon polar avec de l’hémoglobine au départ et le nom de l’assassin dans les dernières pages. Votre lecteur n’a pas de temps à perdre et aucune envie d’être baladé. Donc avant tout, parlez-lui de ce qui l’intéresse : le bénéficie produit, l’innovation, le prix, les possibilités d’évolution, et cela d’entrée de jeu. Ne faites pas durer le suspense, vous allez le perdre en route ! Votre titre et votre introduction (dite « chapô » en termes journalistiques) seront explicites et suffisamment incitatifs pour donner envie de lire la suite.

En résumé : oubliez les dissertations de vos années lycée et annoncez d’emblée la couleur. La démonstration viendra après. De toute façon, si votre lecteur ne va pas plus loin que le titre, votre écrit ne remplira pas son objectif donc autant entrer dans le vif du sujet dès les premiers mots.

3 pages à digérer et on respire

Impossible… Là encore, le lecteur que vous souhaitez convaincre a besoin d’être aidé. Par pitié, donnez un p’tit coup de pouce pour pimenter sa lecture et satisfaire ses envies de zapping ! La réalité est cruelle mais incontournable : notre attention est volage, notre œil va de gauche à droite puis en haut puis revient puis à droite sans passer par la gauche. Le plus malin est donc de « piéger » ces errements en les cadrant le mieux possible. Comment ? Par la mise en place de niveaux de lecture, des relais qui vont attirer le regard et accrochent son attention.

Un exemple ? Ce que je fais dans cet article à savoir des intertitres, des retours à la ligne, voire des listes à puces, des citations, des encadrés ou des focus sur un point particulier, des phrases de résumé, parfois des mots en gras ou soulignés sans abuser…

Illustrer, montrer, prouver… simplifier

L’image est bien sûr un excellent vecteur : insérez dans vos écrits des graphiques, des exemples illustrés, des photos avec légendes (sans redondance avec le texte).

Pensez à aérer la présentation et prévoir des respirations visuelles et rédactionnelles. Encore une fois, l’écrit professionnel est orienté « lecteur ».

Enfin, petite règle de syntaxe : faire des phrases compréhensibles. Les effets de manche, dehors ! Privilégiez la voix active (« Ces cadres  apprennent l’anglais facilement avec cette méthode ») à la voix passive (« l’anglais est appris facilement par les cadres grâce à cette méthode »). Et variez la longueur de vos phrases en gardant à  l’esprit qu’une phrase moyenne comporte environ 15 mots. Vous en êtes à 45 ? Coupez, ôtez, supprimez les mots qui ne sont pas indispensables, les adverbes, les superlatifs, les répétitions et vous verrez que le sens de votre propos restera.

D’ailleurs je réécris cette dernière phrase : supprimez les mots non indispensables et vous verrez que le sens de votre propos restera !

 

 

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